Médecine interne vs Chirurgie.

Pour ceux qui se rappellent, ça a commencé par ceci :

 

Suite à de nouvelles hostilités, je me dois de réagir :

Le voyage.

Discrètement, le temps passe. Je viens de terminer les derniers examens me séparant du tant attendu concours de Chirurgie. Dans 5 mois, je suis normalement médecin. Le but est quasi atteint. Ce qui me fait réaliser que le monde va donc bientôt changer, les oiseaux vont chanter, les passants danser, le soleil caresser et la vie s’emballer.

Ou alors…

Je me rappelle avoir tant fantasmé ma vie à 18 ans alors que je n’étais encore haut que comme trois pommes, la réalité fut plus banale. Idem pour le début de l’université, la fin du premier cycle, les premiers stages, etc.
À la fin de cette année ci, j’aurai passé un nouveau cap -tant attendu- et mon égo s’en réjouira, pendant un temps, ensuite, il sera temps de reprendre sa petite valise de rêves et se remettre en route. Une nouvelle ville à visiter s’annonce à l’horizon.

Joyeux anniversaire la terre !

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Un livre, un mot (2)

“3 kifs par jours”, Florence Servan-Schreiber (ouais, la cousine de l’autre). optimiste, 3/5.

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Un livre, un mot (1).

Nouveau concept sur ce blog, celui de un livre, un mot. Brièvement, plutôt que de me lancer dans une critique prolixe des bouquins que je termine (je n’ai ni le talent, ni le temps), je vais donner une note sur 5 et LE mot qui résume le mieux mon sentiment face à l’ouvrage, je suis toujours ouvert aux éventuelles questions évidemment. Dans la mesure où ce que je lis n’est pas spécialement ze dernière nouveauté de la mort, classiques côtoierons best-sellers du moment ! Trêve de blablatage, je commence :

“Petits suicides entre amis”, Arto Paasilinna. Creux. 1/5.
“Axolotl Roadkill”, Hélène Hegemann. Jalousé, 4/5.
“Le médecin d’Ispahan”, Noah Gordon. Émouvant, 5/5.
“Bizarre, bizarre”, Roald Dahl. Jouissif, 4/5.
“Encyclopédie capricieuse du tout et du rien”, Charles Dantzig. Arrogant, 2/5.

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Train.

J’ai retrouvé cette petite chose, au fond d’un cahier. Je me rappelle l’avoir écrite lors de mes nombreux trajets ferrovaires jadis. J’étais alors en stage en médecine interne, ça doit expliquer la noirceur. Une autre de ces petites choses (me) prend plus de temps donc je la retranscrirai ultérieurement.

Cela faisait maintenant deux semaines que le cadavre d’une femme nue trainait à côté de la voie de chemin de fer. Au début, il aurait été logique -ou du moins imaginable- qu’un voyageur le remarque. Manque de chance, la météo fut scandaleusement mauvaise, si bien que les train-sportés préférèrent garder le nez plongé dans leurs chauds journaux plutôt qu’adopter une attitude activement contemplative pendant leur trajet.

Après, les ravages du temps et des larves firent leurs effets et le cadavre perdit progressivement toute forme humaine. Il commença par se gonfler tel un fétide ballon de baudruche, se recouvra ensuite d’une fine pellicule vert foncé, tirant sur le brun par endroit, ce qui l’assortit d’ailleurs délicatement au feuillage alentour. Seul subsistèrent quelques zones de peau intouchées, patchwork rosâtre, et le blanc neige contrastant des dents révélé dans un rictus figé. A partir de ce moment là, le corps commença à passer inapperçu pour tout regard un tant soit peu pressé.

Dés la fin de la deuxième semaine, un teint grisâtre, plus uniforme, moins gai, colora la chaire, l’assortissant au cailloux sur lesquels le cadavre était allongé. D’abord paresseusement, ensuite de plus en plus rapidement, les jours et les saisons passèrent saluer la défunte. La chaire disparue, la pluie finit d’emporter contenant et contenu, si bien qu’il ne resta bientôt plus que des os, comme si une main farceuse les avait déposés là où gisait encore la dépouille quelques autonmes avant. Juste au dessus des restes du corps inanimé, le bouillonnement de la vie continua sur le quai de la gare.

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Mea culpa

Bon…
Je fais trop de fautes d’orthographe paraît-il…
J’avoue…
Ce blog est illisible, je tente d’y remédier…
N’hésitez pas à commenter/corriger !

Oser.

Y’a des jours comme ça où je me dis que le monde est à portée de (ma) main.

L’échec est à tel point rendu tabou dans notre société, notre culture, que l’individu n’ose plus. Devant un risque, il se fige, recule ou procrastine (ce mot est tellement tendance, ce blog devient hyper hype). Échouer est vu comme contre-productif. Tu échoués DONC tu as perdu ton temps (and yeah man, time is money), ton investissement a été une pure perte.
Je m’offusque, m’énerve, que dis-je, je me révolte.
Un grand chanteur de rap nommé Lao-Tseu (VI/Veme siècle before Jean-Claude) a dit deupoin-ouvrélèguimé: « Il n’y a point de chemin vers le bonheur : le bonheur c’est le chemin. »
Eh ben, il se retourne tellement dans sa tombe depuis qu’on a branché une dynamo qui alimente tout Pékin avec ses rotatoires restes.
Mais où est le trépidant d’une vie si on reste toute la journée dans ses petites pantoufles ? Où est l’intérêt d’avoir des surrénales si on ne se prend jamais une bonne rasade d’adrénaline ?

3615 myLife : Je me suis rendu compte que je foutais plus grand chose pour mes exams et j’ai compris pourquoi. Ça me fout la trouille de finir mes études. Va falloir que je devienne médecin, plein de responsabilités, de devoirs, de stress. Et bien non ! Je dis stop ! Certe, je vais encore déguster mais ça va me plaire, je le sais, et j’arrête donc de tergiverser ou de fuir.

Il faut que ce raisonnement en terme de résultat cesse, après tout, le plus agréable quand on fait le tour du monde n’est pas le retour chez soi. C’est le but. Mais pas le meilleur souvenir.

Ne me comprenez pas mal, c’est évidemment encore plus plaisant quand tout marche sur des roulettes ! Je parle juste de ces situations où la peur de l’échec nous paralyse, pas de celles que l’on entreprend de toute façon avec succès.

Allez, la prochaine fois que je veux un truc un tant soit peu inaccessible, je prendrai ma b*te (parce que je suis mâle, si tu es femelle, imagine que tu prenne un sein, ça doit revenir au même) en main et irai le chercher de toutes mes forces. Je me plante en chemin ? Et bien, je m’en contre-fous, au moins, je me serai marré, et tellement que mon échec me paraîtra bien minime ! Qui me suit ?

J’avoue, j’ai oublié d’avoir une structure dans mon texte.

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“Kikoo lol”

Ce genre de truc sur FaecesBook, ça m’horripile (tout à fait ma brave dame) :

Alors, de 1) Ca n’intéresse personne (ben oui, faut pas se leurrer), de 2) le petit Kevin, 6 mois, s’en contrefout encore plus de FakeBook, pourquoi lui imposer une existence virtuelle (par pur égoïsme parental ?). 6 mois ou pas, il a droit à une vie privée; de 3) et quand il aura 8 ans, il trouvera alors logique de (continuer à) passer sa vie d’enfant/jeune ado sur le world wideu webeuh, n’aura aucune éducation valable (comme d’hab’, la balle sera relancée entre parents et école) car abreuvé de téléréalité  et formaté par les coupures publicitaires (tout, tout de suite, la vie est simple, ne fous rien, consomme et tu existeras). Normal, c’est devenu le but de ces émissions, éteindre ta conscience pour y imprimer le message d’achat à gros coup de combat shoes. Le pire : Kevin en redemande.

Il sera insupportable (encore tout et tout de suite, for free), trucmachingreluche se dira que c’est la faute de sa connasse d’instit’ (qui est fort démunie face à ses 20 rejetons n’ayant aucune norme en tant soit peu sociale ou socialisante) et de son problème d’hyperactivité (elle a bien sa fibromyalgie, elle) que ce connard de médecin veut pas traiter par Rilatine (c)tm. Pur réflexe de survie, le sucre et la graisse attirent Kevin, puis, faut dire que le McDo, c’est plus facile que de cuisiner un chevreuil. Il grossit et Trucmachingreluche se dit qu’il doit y avoir un problème génétique (elle aussi est grassouillette anyway), et Kevin n’aime pas le sport, c’est plus fatiguant que la télé.

14 ans, Kevin découvre sa sexualité sur internet. Le respect n’y est malheureusement pas présent (difficilement imaginable dans une relation à 8 partenaires mâles sur une frêle demoiselle dans une piscine de Miami). Ça réconforte Kevin, ne fais rien, tu es de toute façon unique (comme tout le monde), ça te suffira pour réussir ta vie et (en ?) te tapant plein de filles (qui ne servent qu’à ça, t’en connais beaucoup qui dissertent sur Nietzsche dans Loft Story anyway ?). Tes parents ont oubliés de t’expliquer l’amour, ton écran plasma ne le fera pas.

18 ans, tu redoubles. Encore. Trucmachingreluche te change d’école (encore une fois, connasse d’instit’, Kevin est le plus intelligent, ça doit être pour ça que lui filer une éducation à la maison était facultative). Tu es désormais formé, tes normes et valeurs sont imprimés dans l’abime de ton subconscient.

Tout, tout de suite, la vie est simple, laisse toi porter, réclame plus, ton jean’s te définit, ne te considère heureux que si tu as un téléphone X, envie d’être beau et de te taper plein de meufs ? Laves toi les cheveux avec Y. Ta journée a été dure ? Allume ta télé, tout ira mieux, regarde les gens sur l’Île de la Tentation, eux, ils ont de vrais problèmes.

Ton bonheur est désormais facturé. Tu as 25 ans, un emploi qui t’avilit (tu ne comprends de toute façon pas ce mot), tu es intégré car tu as un salaire. Tu achètes, tu t’endettes, tu passes à côté du principal. Mais tu t’en fous. Quand tu avais 6 mois, quelqu’un t’a fourré le pied dans l’engrenage d’une machine que tu ne t’imagines pas. Elle t’a broyé, toi et ce que tu aurais pu avoir comme humanité.

Remercie tes parents.

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The end.

Ça me perturbe. Demain, c’est le dernier jour de stage. De ma vie.
Ookay, il reste le pré-concours, 4 mois en chirurgie, mais ça compte pas vraiment (c’est de la chir’ et je l’ai choisi). Non, demain, c’est le dernier jour d’un stage que l’on m’a obligé à effectuer. La petite fin de mon cursus (manque plus que le diplôme en juin maintenant, encore un dernier caillou à lancer et Goliath est KO).
C’est marrant, il m’arrive de parfois repenser à la façon dont je considérais ceux qui étaient à mon stade quand j’étais encore tout petit, jadis (“ouais bon, calme ton char, t’as que 25 ans”). Je le voyais comme les grands, semblable à ce qu’on ressentait dans la cours de récré, un mélange de crainte et de respect. Puis, un jour, le grand, c’est soi-même. Mais, malheureusement, ça ne dure pas, on redevient vite le petit d’un autre… Saleté de temps qui passe.

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La meilleur blague du monde.

J’ai entendu la meilleure blague au monde :
3 infirmières de garde s’ennuient et décide donc d’aller se taper un médecin (oui bon, je sais:)… Viens le lendemain et le 1/4 heure comparaison des amants respectifs :
-”alors, toi, c’était comment ?”
-”bof, pas top, c’était un anesthésiste… J’ai rien senti…”
-”et toi ?”
-”pas génial non plus, c’était un ortho, il m’a secoué dans tous les sens et a fini par appeler son chef… Mais et toi alors ?”
-”ah mais c’était génial, complètement fou ! C’était un vasculaire et il m’a pris et repris et rerepris et encore repris”

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